• Qui est Peter Thiel ?

Un entrepreneur avant tout, l’un des cofondateurs de PayPal et de Palantir. Il devient ensuite venture capitalist avec des investissements dans SpaceX, Facebook… C’est en tant qu’intervenant à Standford que Zero to One fut écrit à partir de prises de notes de l’un de ces étudiants « Blake Masters ». Le livre est structuré sous la forme de chapitres repris ici dans ce résumé.

  • Les challenges du futur

Dans les années 80, l’innovation permet de transformer les transports, la manière de vivre… Alors que maintenant la plupart des innovations sont liées à l’IT (Information & Technology). Le modèle Américain est copié sans logique d’innovation, c’est la mondialisation. Pourtant seule l’innovation de 0 à 1 permet de résoudre nos problématiques actuelles, comme le manque de croissance ou le nombre limité de ressources.

  • Faites la fête comme en 1999

La bulle internet des années 2000 : dans un monde en crise les investisseurs ne savent plus où placer leur argent. Cette frénésie d’investissement entraîne la crise des dot.com avec des entreprises montées de toutes pièces. Par exemple les sociétés de vente d’alimentation pour animaux domestiques sur internet pullulent sans apporter d’innovation et sur un marché dont on surestime le potentiel.

  • Toutes les sociétés heureuses sont différentes

L’entrepreneuriat c’est avant tout créer de la valeur afin d’en capter une partie.
La plupart des grands scientifiques comme Albert Einstein on créé de la valeur sans la capter. A contrario les traders et les avocats, créé peu de valeur mais captent la valeur créent chez les autres.

Une startup réussie est liée à la captation de valeur qui se définie par des marges significatives.

Selon Peter Thiel, il y a 2 manières de créer des entreprises profitables, des softwares mais aussi des entreprises verticales. Pour définir ce qu’est une entreprise verticale, c’est la construction d’un système complexe qui coûte cher en capitale mais capable de faire bien mieux que n’importe quel concurrent sur toutes les strates de valeur comme par exemple Ford ou Tesla plus récemment.

  • L’idéologie de la compétition

Les monopoles sont le seul moyen de capter une grande partie de la valeur créée : afin d’être en mesure de le faire, il faut commencer sur une niche. La compétition tue les marges, et sans marge significative impossible de recruter les meilleurs cerveaux. Contrairement à l’idée reçut la concurrence pure et parfaite n’est pas toujours aussi bénéfique que la situation de monopole. Qui peut argumenter aujourd’hui que le marché financier qui est l’exemple scolaire de la concurrence pure et parfaite a un impact strictement positif. A contrario Google en situation de monopole à t-il uniquement un impact seulement négatif.

Les entreprises en concurrence essayent de nous faire croire qu’elles sont en situation de monopole à contrario les sociétés en situation de monopole tentent de prouver qu’elles sont sur un marché concurrentiel. Prenons l’exemple d’un restaurant anglais à Palo Alto qui se dit être en situation de monopole, car c’est le seul restaurant de cuisine anglaise dans cette zone géographique. Google ne se présente pas comme un monopole en choisissant de se présenter sur le marché de la publicité en ligne et pas sur la publicité via les moteurs de recherche. Il est donc possible de définir un monopole de manière arbitraire selon le marché évoqué.

Cofinity de Peter Thiel était en guerre contre X.com d’Elon Musk, mais plutôt que de s’entretuer les 2 sociétés ont fusionné pour donner naissance à Paypal. Dans la vie la sélection s’effectue via la compétition, comme les test standardisés pour aller dans les bonnes écoles… Pourtant la compétition a parfois tendance à concentrer toute notre énergie sur quelque chose qui n’est pas essentiel, il faut parfois sortir de ce modèle pour créer sa propre voie sans se comparer aux autres.

  • Avantage au dernier entrant

Nous avons précédemment parlé du concept de monopole, qui est essentiel afin d’être en mesure de capter la valeur créée. Mais il faut avant tout être en mesure de construire un monopole défendable pour que celui-ci soit attractif pour des investisseurs/venture capitalistes. Les softwares sont particuliers, car il faut d’abord perdre de l’argent avant d’être en mesure d’en gagner d’où l’importance d’avoir des investisseurs. Les revenues futurs lors d’une signature d’un nouveau client sont souvent supérieurs à son coût de revient.

Voici les critères pour avoir une situation de monopole défendable :

  1. L’importance d’avoir une technologie propriétaire, qui n’est pas facilement imitable

  2. L’effet de réseau (network effect,) la croissance du nombre d’utilisateurs entraîne une amélioration de la proposition de valeur. Par exemple les plateformes, Linkedin a dorénavant une taille critique empêchant l’arrivée de nouveaux entrants.

  3. Les économies d’échelles, Apple est en mesure de produire moins cher en répartissant ses coûts de recherche et développement sur des volumes importants.

  4. La marque et son image pour le consommateur. Un produit Apple se vend plus facilement pour des performances similaires que celui d’autres marques concurrentes.

  • Vous n’êtes pas un billet de loterie

La chance est un facteur de succès mais nous ne jouons pas à la loterie. La probabilité de réussir augmente avec le travail et même si beaucoup d’entrepreneurs parlent de chance, c’est pour ne pas paraître arrogant. Vous n’êtes pas en train de jouer au loto, mais de mettre toutes les chances de votre côté pour accomplir vos objectifs.

  • Suivre l’argent

Le fait de suivre l’argent, si les investissements sont importants dans un secteur d’activité en particulier ou que l’offre est rare, suivez le mouvement. Vous facilitez les choses en allant la ou est l’argent.

Les ventures capitalistes doivent être en mesure pour chaque investissement de rembourser tous leurs investissements perdus précédemment. Cette règle provoque une concentration des bénéfices des ventures capitalistes. Ce type d’investissement est plus difficile car il faut accepter de perdre de l’argent pendant une longue période avant de pouvoir multiplier sa mise de départ de manière exponentielle.

  • Secrets

Qu’est ce qu’une bonne idée ? Un secret que personne ne croit. Une bonne idée ne doit pas être évidente pour tout le monde mais uniquement pour un petit nombre de personnes bien renseigné. Il faut que l’idée bénéficie de l’effet de réseau avec une situation défendable. La plupart des bonnes idées demande des coûts fixes importants avec un coût variable qui décline avec le nombre d’utilisateurs. Une idée que tout le monde trouve bonne, n’est pas une bonne idée de startup sans pour autant tomber dans les extrêmes et travailler sur une idée impossible à réaliser.

  • Fondations

Les fondations d’une société sont essentielles à son succès, si vous ratez les fondations de votre société rien ne pourra rattraper ses erreurs. Comme la cohésion entre les co-fondateurs et le recrutement des 10 premières personnes. L’utilisation du vesting, le fait de ne pas donner toutes les parts de la société le premier jour mais au fur et à mesure.

Voici un exemple de vesting pour les fondateurs :

  • Le mécanisme de mafia

Le mécanisme de mafia, avec l’exemple de PayPal : Vendu pour 1.5 milliards de $ à Ebay l’équipe fondatrice à continuer à créer de nouvelles sociétés.

  • Peter Thiel -> Palantir

  • Elon Musk -> Tesla, SpaceX

  • Reif Hoffman -> Linkedin

  • Jawed et Karim -> Youtube

  • Jeremy Stoppelman et Russel Simmons -> Yelp

  • David Sacks -> Yammer

Toutes ces personnes se sont entraidées dans la création mutuelle de leurs sociétés respectives ce qui a favorisé le succès de chacun.

  • Si vous le construisez ils vont venir

Pas besoin de porter le costume et de manière générale suivre les codes pour être un bon dans ce que l’on fait.
La vente est sous-estimée dans la Silicon Valley contrairement au produit alors que c’est au moins aussi important voir plus.

Les différentes manières de vendre (prix moyen d’une vente en $)

L’importance que tout le monde dans la société soit en mesure de vendre dès que possible.

  • Homme et Machine

Le futur selon lui vient de l’interaction entre l’homme et la machine. Les humains sont en mesure de faire de choses dont les machines sont incapables, l’inverse est aussi exacte pour les machines. Les succès futurs sont les entreprises qui utilisent les points forts de chacun. Palantir fut fondé d’une problématique de fraude rencontrée par PayPal. Impossible de vérifier toutes les transactions par des humains, impossible aussi pour un algorithme de détecter sans erreur les fraudeurs. Par contre un algorithme est capable de repérer les transactions suspectes que des humains vérifieront.

  • Voir la vie en vert

Il explique la récente bulle des énergies renouvelables en parlant plus spécifiquement de l’énergie solaire aux Etats Unis. Toutes ces sociétés qui se sont lancées dans la conquête d’un marché potentiel en trillion de $, celui de l’énergie tout en ayant une conscience environnementale.

La plupart des entreprises de la cleantech on fait faillite car elles ont négligé de répondre à 1 ou plusieurs de ces questions :

 

  1. La question de l’ingénieur : Pouvez-vous créer une percée technologique au lieu d’un changement progressif ?

  2. La question de temps : Est-ce le bon moment de commencer cette entreprise en particulier ?

  3. La question de monopole : Commencez-vous par une grande part d’un petit marché ?

  4. La question de personne : Avez-vous la bonne équipe ?

  5. La question de distribution : Avez-vous un moyen non seulement de produire mais de vendre votre produit ?

  6. La question de durabilité : Votre position sera-t-elle défendable d’ici 10 et 20 ans ?

  7. La question du secret : Avez-vous identifié une opportunité unique que d’autres ne voient pas ?

  • Le paradoxe du fondateur

Dans le monde la plupart des personnes sont moyennes, ils existent en fait très peu de personnes horribles (tueurs en séries, psychopathes) ou exceptionnelles (créateur d’empire, roi de la pop).

L’importance de créer une culture d’entreprise proche d’un culte comme Steve Job et Apple.

Pour aller plus loi voici la conférence de Peter Thiel à Stanford en anglais :

La compétition est pour les losers »Competition is for Losers »

 

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